Comment le coronavirus modifie les réseaux sociaux

Depuis mi-mars, 4 milliards de personnes sont confinées en raison du coronavirus. Si dans un premier temps, beaucoup de marques ont choisi de se taire, nombreuses sont celles qui se rendent compte aujourd’hui qu’il est temps de récréer du lien avec leur public. Mais dans un contexte si particulier il est important de ne pas faire de faux-pas. Deux études sont ainsi sorties la semaine dernière concernant les attentes du public par rapport aux marques en cette période complexe.

 

 

Les marques au service de la nation

 La première étude a été réalisée par Kantar dans 30 pays et la seconde par Elan Elderman dans 10 pays différents. On apprend ainsi que 81% des sondés estiment que la santé des collaborateurs devraient être la préoccupation numéro 1 des marques tandis que 38% estiment que celles-ci devraient également participer à l’aide commune aux soins de santé ou créer des opérations qui permettraient de sortir plus rapidement de la crise sanitaire. On a ainsi vu Tesla et Decathlon s’engager pour la livraison de respirateurs artificiels, Zara et H&M dans la confection urgente de masques pour le personnel soignant ou encore LVMH dans la production massive de gel hydroalcoolique.

Dans le même ordre d’idée, 62% des consommateurs interrogés souhaitent plus de transparence des marques et veulent connaître les mesures prises par chacune en interne, pour faire face au coronavirus. Ils veulent également être informés sur l’impact du virus sur le bon fonctionnement de la marque.

 

Continuer à communiquer mais autrement

Fait plus étonnant, seulement 8% des personnes interrogées pensent que les marques devraient arrêter de communiquer pendant cette crise. Du coup, on imagine bien que le silence et l’absence de communication pourraient s’avérer très dommageable pour ceux qui font le choix de la discrétion en cette période. Car le confinement crée le besoin de s’informer plus que de raison mais aussi celui de se divertir. Et c’est là que chaque marque peut faire la différence. C’est le moment idéal pour dialoguer avec sa communauté sur ses valeurs et sur le quotidien pendant cette période. Les internautes semblent réclamer moins de paillettes et plus d’authenticité.

68% des sondés jugent ainsi que les marques ne doivent pas exploiter le Covid-19 pour en tirer profit et 67% voudraient par contre que celles-ci parlent de leurs produits pour évoquer le nouveau quotidien de confiné. On évite donc les vues sur la mer azur qui risqueraient de générer beaucoup de frustration. Petit Bateau a su parfaitement tirer parti de ce nouveau contexte en créant des capsules vidéos destinées aux parents débordés pour amuser leurs enfants. Idem pour la marque de déco danoise Søstrene Grene qui publie régulièrement sur sa page Facebook des DIY originaux et accessibles à tous.

 

Les réseaux sociaux, unique lien avec le consommateur

Avec le confinement imposé, l’usage d’internet et particulièrement des réseaux sociaux, explose depuis plusieurs semaines. Le taux d’engagement s’envole vers les sommets et enregistre une hausse de 61% en moyenne. Instagram et Messenger profitent de 27% de trafic supplémentaire. Plus étonnant, Facebook, qu’on annonçait mort gagne quant à lui 37% de trafic depuis la mi-mars. On a ainsi vu certaines marques, comme Lush, faire leur retour sur la plateforme qu’elles avaient désertée. Un tel emballement pour le bébé de Mark Zuckerberg s’explique par le fait que le réseau permet de fournir un contenu très varié contrairement à ses petits frères. Une autre explication réside dans le fait que les live Facebook connaissent en cette période de confinement un succès nouveau. Nombreux sont les chanteurs, cuisiniers, journalistes, influenceurs qui restent en contact avec leur audience via ce format. Facebook s’annonce dès lors à nouveau comme le moyen n°1 de garder ou de créer du lien.

 

La télé has been ?

Avec la crise du Covid-19, l’actu va bien plus vite qu’à l’accoutumée. Les spectateurs s’ennuient et veulent encore moins attendre. C’est pourquoi, la télé a du mal à suivre en raison du temps qu’il lui faut pour produire du contenu. Même au niveau des audiences, elle n’arrive plus que difficilement à rivaliser avec certains live diffusés sur les réseaux sociaux. Sans compter que les 65+ sont de plus en plus présents sur Facebook et délaissent aussi les médias traditionnels au profit des réseaux sociaux.

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